Chopin's letters Chopin's letters

Mikołaj Chopin do Kalasantego Jędrzejewicza w Warszawie

Karlsbad, 16 sierpnia [1835]

Sender: Chopin Mikołaj (Karlsbad)

Addressee: Jędrzejewicz Józef Kalasanty (Warszawa)


[T ł u m a c z e n i e]

Karlsbad, 16 sierpnia [1835]

Drogie dzieci!

Po wielu trudach dojechaliśmy wreszcie tutaj, a wypadek zdarzył, że przejeżdżając wczoraj przez miasto, w drodze do jakiejś gospody, spostrzegliśmy powóz gotowy do odjazdu. Był to powóz p. Danielskiego. Zatrzymaliśmy się i zajęliśmy niezwłocznie to samo mieszkanie, a oni byli tak dobrzy, że udzielili nam wskazówek dotyczących miejscowości. Czują się doskonale i wyjechali do Teplitz, Po przyjeździe tutaj kazaliśmy sobie podać listę kuracjuszów, żeby zobaczyć, czy nie ma kogo ze znajomych. Znalazłem tam między innymi p. Zawadzkiego, małżonkę jego i panią Hoffmanową. Zamierzałem odwiedzić ich rano, ale o czwartej, jeszcześmy wówczas nie wstali, ktoś zapukał do naszych drzwi. Był to p. Zawadzki, który przyszedł powiedzieć nam, że wczoraj szukali nas wszędzie z Fryderykiem. Łatwo możecie sobie wyobrazić, żem był wkrótce ubrany i poszliśmy razem obudzić tego poczciwego chłopca, który, dowiedziawszy się z listów moich, że mam jechać do Karlsbadu, chciał nam zrobić najmilszą z niespodzianek; porzucił swe zajęcia w Paryżu i kilka nocy jechał, żeby przybyć tu przed nami. Nie zmienił się ani trochę, do tego stopnia, że wydał nam się takim, jak w chwili swego wyjazdu. Jak cenną jest dla nas ta troskliwość, znacie przecież nasze uczucie. Wylewaliśmy łzy radości. Nie rozpocząłem jeszcze kuracji, doktor ma przyjść dziś rano; zobaczę, co powie. Nie chcę, żeby poczta odeszła, kończę więc, całując Was.

Matka całuje Was również.
Ch.

 

Oryginał:

Carlsbad, ce 16 Août

Chers enfants!

Après bien des fatigues nous voilà enfin arrivés heureusement ici et le hasard a voulu qu'en traversant la ville hier pour nous rendre à quelque auberge, nous avons apperçu une voiture prête à partir. C'était celle de M. Danielski. Nous nous sommes arrêtés et nous avons sur-le-champ arrêté le même logement, et ils ont eu la bonté de nous donner des renseignements locaux. Ils se portent parfaitement bien et sont partis pour Toeplitz. Arrivés ici nous nous sommes fait donner la carte des baigneurs pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un de notre connaissance. J'y ai trouvé entre autres M-r Zawadzki, son épouse et M-me Hoffmann. Je me proposais d'aller les voir le matin, lorsqu'à 4 heures, nous n'étions pas encore levés, on est venu frapper à notre porte. C'était M. Zawadzki qui venait nous dire qu'hier il nous avait cherché partout avec Frédéric. Vous pouvez bien vous imaginer que j'ai été bientôt habillé et nous sommes allés ensemble éveiller ce bon enfant qui, ayant appris par mes lettres que je devais aller à Carlsbad, a voulu nous faire la surprise la plus agréable; il a quitté ses occupations à Paris et a passé plusieurs nuits pour arriver ici avant nous. Il n'est point du tout changé, de sorte qu'il nous semble comme au moment de son départ. Combien cette attention nous est précieuse, vous connaissez notre tendresse. Nous avons versé des larmes de joie.

Je n'ai pas encore commencé de cure, le médecin doit venir ce matin, je verrai ce qu'il dira. Je ne veux pas manquer la poste, je finis en vous embrassant.

Ch.

Votre mère en fait autant.


Oryginał:
Carlsbad, ce 16 Août Chers enfants! Après bien des fatigues nous voilà enfin arrivés heureusement ici et le hasard a voulu qu'en traversant la ville hier, pour nous rendre à quelque auberge, nous avons apperçu une voiture prête à partir. C'était celle de M. Danielski. Nous nous sommes arrêtés et nous avons sur-le-champ arrêté le même logement, et ils ont eu la bonté de nous donner des renseignements locaux. Ils se portent parfaitement bien et sont partis pour Tœplitz. Arrivés ici nous nous sommes fait donner la carte des baiigneurs pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un de notre connaissance. J'y ai trouvé entre autres M-r Zawadzki, son épouse et M-me Hoffmann. Je me proposais d'aller les voir le matin, lorsqu'à 4 heures, nous n'étions pas encore levés, on est venu frapper à notre porte. C'était M. Zawadzki qui venait nous dire qu'hier il nous avait cherché partout avec Frédéric. Vous pouvez bien vous imaginer que j'ai été bientôt habillé et nous sommes allés ensemble éveiller ce bon enfant qui, ayant appris par mes lettres que je devais aller à Carlsbad, a voulu nous faire la surprise la plus agréable; il a quitté ses occupations à Paris et a passé plusieurs nuits pour arriver ici avant nous. Il n'est point du tout changé, de sorte qu'il nous semble comme au moment de son départ. Combien cette attention nous est précieuse, vous connaissez notre tendresse. Nous avons versé des larmes de joie. Je n'ai pas encore commencé de cure, le médecin doit venir ce matin, je verrai ce qu'il dira. Je ne veux pas manquer la poste, je finis en vous embrassant. Ch. Votre mère en fait autant.
Sender Addressee